Avis OpponentBook : carnet d'adversaires, de l'escrime au padel
Avis OpponentBook : carnet d'adversaires et journal d'entraînement pour l'escrime, le judo ou la boxe. Jusqu'où va la version gratuite, ce que vaut Pro.
Quiconque a déjà perdu deux fois contre le même gaucher comprendra l’idée d’emblée : OpponentBook est une application de journal pour sportives et sportifs de compétition en sports individuels, organisée non par dates mais par adversaires. Une page par adversaire, où se retrouvent l’historique des matchs et vos réflexions. La version gratuite constitue le journal complet — adversaires, matchs et médias illimités — et vos notes vivent sur votre propre Google Drive, Dropbox ou iCloud plutôt que sur les serveurs de l’éditeur.
C’est l’application de niche la plus pointue que ce site ait couverte, et rares sont celles qui poussent aussi loin le souci de la confidentialité. La niche est aussi réelle que revendiquée : sans compétition, elle ne vous servira à rien ; les forfaits payants se prennent sans essai ni remboursement ; et les applications mobiles natives n’ont pas encore vu le jour.
L’avis en bref
✅ À essayer si
Vous faites de la compétition dans un sport individuel et cherchez un lieu privé unique pour vos notes d’adversaires, vos débriefs de match et votre entraînement — avec une version gratuite réellement complète.
⛔ Passez votre chemin si
Vous voulez un journal intime généraliste, pratiquez un sport collectif, ou attendez dès aujourd’hui des applications mobiles natives, des intégrations avec objets connectés ou un code source ouvert.
Aller à : Sports · Entraînement · Version gratuite · L’analyse · Confidentialité · Limites
Qu’est-ce qu’OpponentBook ?
Quand on fait de la compétition sérieusement dans un sport de combat ou de duel, on retrouve sans cesse les mêmes personnes. L’adversaire qui vous a battu en février sera de nouveau en face en octobre — et ce que ce match vous a appris, soit c’est écrit quelque part, soit cela s’estompe et se déforme peu à peu dans votre mémoire d’ici la revanche.
OpponentBook, lancé en 2026, entend offrir à ce savoir un abri permanent et privé. Toute l’application s’articule autour d’une habitude précise : après chaque match, on écrit ce qui s’est passé face à cet adversaire-là.
Chaque adversaire reçoit sa page — profil, étiquettes de style, historique des matchs, notes libres, photos et vidéos. Chaque match donne lieu à une réflexion structurée : ce qui a fonctionné, ce qui a échoué, ce qu’il faudra retenir la prochaine fois. Un journal d’entraînement distinct couvre ce qui se passe entre les compétitions.
L’essentiel de la valeur tient d’ailleurs à l’écriture elle-même, pas au logiciel. Transformer une impression vague d’après-match en mots à soi — « ne pas attaquer long sur les trois premières touches, elle le lit » — c’est ce qui fait d’une sensation un plan tactique que l’on peut répéter à l’entraînement. La structure de l’application n’existe que pour cela : obtenir que cette phrase soit écrite, puis vous la remettre sous les yeux avant la prochaine confrontation.
La fonction signature, c’est l’annotation spatiale. On pose des repères sur un schéma de l’aire de jeu de son sport — piste d’escrime, table de tennis de table, ring de boxe — pour marquer où les points se sont joués ou dans quelle zone un adversaire devient dangereux. Les sports de préhension comme le BJJ (jiu-jitsu brésilien) remplacent le schéma par des positions : garde, montée, dos.
Au-delà d’un certain nombre de matchs annotés, et à condition d’avoir souscrit Premium, ces repères s’agrègent en carte de chaleur : les cases virent au vert là où vos actions ont porté, au rouge là où elles ont échoué, et s’y superposent les zones que vous aviez signalées comme dangereuses ainsi que les motifs que vous y aviez relevés. À côté figure un relevé de réussite par action — combien de fois votre riposte, votre contre-attaque ou votre flèche a réellement touché face à cette personne.
Le parti pris est sobre. Ni séries à entretenir, ni badges, ni points — un choix rare sur ce marché, et notre article sur les séries d’écriture examine justement ce que ces mécaniques font à une habitude d’écriture.
L’habitude sur laquelle repose l’application n’est pas sortie de nulle part. En 2009, une équipe de l’université de Groningue menée par Tynke Toering publie dans le Journal of Sports Sciences une étude comparant de jeunes footballeurs d’élite à leurs pairs de niveau inférieur : la réflexion y figure parmi les aptitudes d’autorégulation les plus fortement associées au haut niveau. L’étude date un peu, mais elle reste abondamment citée.
Une association observée dans un seul sport ne prouve pas qu’une application améliore les résultats. Elle suggère en revanche que le débrief d’après-match autour duquel OpponentBook s’est construit n’a rien d’un rituel arbitraire.
Que sait vraiment l’application de votre sport ?
Seize sports individuels sont pris en charge : escrime, tennis, tennis de table, badminton, padel, squash, judo, BJJ, lutte, kendo, boxe, MMA, taekwondo, karaté, kyokushin et ju-jitsu. Les sports collectifs restent volontairement hors du champ.
Tous ont droit aux trois mêmes éléments : un schéma à annoter, un jeu de champs pour le profil des adversaires et un vocabulaire d’étiquettes qui leur est propre.
C’est le schéma qui les sépare vraiment. Les sports de percussion et de raquette héritent d’un plan de l’aire de jeu — piste, court, table, ring — où l’on marque l’endroit des actions ; les sports de préhension, eux, raisonnent en positions, puisque l’endroit du tapis compte bien moins que le fait d’être en garde, en montée ou dans le dos.
La profondeur, elle, n’est pas répartie de manière égale — et c’est notre principale réserve sur l’annonce des seize sports.
L’escrime est manifestement le sport le mieux servi : une statistique de mort subite gratuite dans tous les forfaits, un vocabulaire d’escrime qui court dans tous les relevés d’actions, et pas une capture d’écran publiée par l’éditeur qui montre autre chose qu’un assaut.
Pour les quinze autres, les pages d’aide par sport confirment bien qu’un schéma, des champs structurés et une taxonomie d’étiquettes existent, sans jamais dire quelles positions, quels champs ni quelles statistiques chaque sport reçoit. Nous en avons comparé quatre : c’est la même page, au nom du sport près.
Qui pratique la lutte ou le padel ne peut donc pas déterminer, à la seule lecture de la documentation, à quel point son sport est modélisé — il faut s’inscrire pour aller voir. Cela ne prouve nullement que les autres sports seraient mal servis ; c’est une zone que rien ne permet de vérifier de l’extérieur, et nous préférons le dire plutôt que de laisser croire que nous avons testé seize sports.
Si vous pratiquez autre chose que l’escrime, c’est à la version gratuite de trancher la question — et c’est même ce qu’elle fait de mieux.
Et l’entraînement, entre deux compétitions ?
Les compétitions occupent quelques jours par an ; l’entraînement, tout le reste. OpponentBook lui réserve un flux distinct : un journal d’entraînement où chaque séance porte une date, une catégorie, une durée, une note d’effort perçu, des notes libres et des étiquettes.
Volontairement dépouillé, ce journal n’offre ni bibliothèque d’exercices, ni import depuis une montre connectée, ni GPS, ni fréquence cardiaque. Ce que l’on obtient, c’est un relevé lisible, semaine après semaine, de ce qui a été fait et de ce que cela a coûté.
La note d’effort mérite qu’on la remplisse sérieusement. En 2016, Anna Saw, Luana Main et Paul Gastin, de l’université Deakin, publient dans le British Journal of Sports Medicine une revue systématique qui rassemble 56 études comparant le suivi subjectif et le suivi objectif. Elle rapporte que les mesures autodéclarées suivaient la charge d’entraînement aiguë et chronique plus finement que les marqueurs objectifs auxquels elles étaient comparées.
Cette revue portait toutefois sur des questionnaires de bien-être structurés, non sur un curseur d’effort unique. Voyez-y une raison de renseigner la note honnêtement, plutôt qu’une promesse sur cette application-ci — le geste coûte une dizaine de secondes par séance.
Les plans d’entraînement relèvent de Premium. On y consigne le plan que l’on compte suivre : une période nommée, assortie d’un modèle hebdomadaire de séances, chacune avec sa catégorie, une durée cible facultative et un commentaire facultatif. Chaque séance est soit rattachée à un jour précis, soit laissée libre avec un simple nombre de fois par semaine.
Le plus utile vient ensuite. Semaine après semaine, l’application confronte les séances enregistrées au plan et montre ce qui a été fait, ce qui ne l’a pas été, et ce que vous avez fait sans que le plan le demande — ce dernier chiffre étant souvent le plus instructif de l’écran.
Deux choix de conception méritent d’être salués. La comparaison décrit, elle ne juge pas : aucune série à tenir, aucune note sur 100, aucun rappel à l’ordre. Et l’IA n’écrit ni ne suggère jamais de plan : vous saisissez ce qui sort du travail de votre entraîneur ou de votre propre réflexion, et l’application se contente de le confronter au réel.
Les plans circulent, du reste, comme circule le travail d’un entraîneur. Un plan s’exporte sous forme de petit fichier que l’on transmet à qui l’on veut, et chacun en importe sa propre copie indépendante : un bloc écrit une fois, distribué au groupe, sans que personne ait à relier son compte à un autre.
Un plan s’exporte aussi en fichier d’agenda .ics standard, si bien que les séances fixées à un jour rejoignent l’agenda que vous utilisez déjà. Celles qui restent libres n’ont aucun jour à occuper, et l’application le dit plutôt que d’en inventer un.
Que comprend la version gratuite ?
Presque tout. OpponentBook prend la formule freemium à rebours : la capacité est gratuite, et les forfaits payants vendent de l’analyse.
| ✅ Compris dans la version gratuite | ⚠️ À garder en tête |
|---|---|
| Adversaires, matchs et événements illimités | Seize sports individuels pris en charge — rien pour les sports collectifs |
| Photos et vidéos illimitées, stockées sur votre propre compte cloud | La limite réelle est celle de votre forfait Google Drive, Dropbox ou iCloud |
| Synchronisation entre appareils et mode hors ligne complet | Une note modifiée hors ligne sur deux appareils à la fois conserve la version d’un seul appareil, sans fusion |
| Export PDF et Word de n’importe quel adversaire ou volet d’entraînement | Les exports gratuits portent un discret « Generated by OpponentBook » en pied de page ; Premium le retire |
| Journal d’entraînement, recherche plein texte, étiquettes, plusieurs sports par compte | Application web uniquement pour l’instant — les versions natives iOS et Android sont encore en développement |
| Événements, avec import d’un tournoi depuis un fichier d’agenda | Les plans d’entraînement et la comparaison entre le plan et le journal exigent Premium |
| Sauvegarde et restauration JSON en un clic | — |
Une fonction gratuite mérite qu’on s’y arrête. L’application note si vous avez ouvert la fiche d’un adversaire avant de l’affronter, puis affiche votre taux de victoire selon que le match a été préparé ou non.
Quand les données manquent, elle l’admet au lieu d’inventer une tendance. Les pages d’aide de l’éditeur précisent que ce suivi peut être désactivé, son historique effacé, et que ces événements restent dans votre propre stockage. Prenez l’écart affiché pour ce qu’il est — une corrélation, pas une preuve : on prépare d’abord les matchs qui nous tiennent le plus à cœur.
Qu’ajoutent Premium, Pro et Max ?
Les forfaits payants verrouillent l’analyse, jamais la capacité. La page des tarifs l’affirme noir sur blanc : rien de ce que vous écrivez ne passe derrière un abonnement.
| Forfait | Par mois | Par an | Ce qu’il ajoute |
|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $US | 0 $US | Le journal complet : entrées, médias, synchronisation et export illimités |
| Premium | 9,99 $US | 99 $US | Tableaux de bord statistiques, cartes de chaleur agrégées, plans d’entraînement, résumés IA par adversaire, dictée vocale, exports sans mention de l’éditeur |
| Pro | 19,99 $US | 199 $US | IA transversale : archétypes de styles, analyse de vos points faibles, évolution au fil des saisons, briefs d’avant-compétition, analyses de match approfondies |
| Max | 39,99 $US | 399 $US | Les fonctions de Pro, avec des plafonds d’IA mensuels environ doublés |
Les forfaits annuels reviennent environ 17 % moins cher que le paiement mensuel.
Les apports d’IA de Premium restent circonscrits : un résumé en un geste de vos propres notes sur un adversaire, des suggestions d’étiquettes et de champs de profil, et la dictée dans n’importe quel champ de texte — de quoi débriefer à voix haute sur le trajet du retour.
Que disent les statistiques à un athlète ?
Le tableau de bord de Premium relève de la statistique descriptive, et ce sont les découpages qui valent leur prix. Votre bilan face aux étiquettes de style que vous attribuez à vos adversaires transforme un vague « ceux-là, je ne les passe pas » en un chiffre accompagné de son échantillon.
Le même écran porte les résultats par type de salle et par heure de la journée, l’évolution des victoires et des défaites sur la saison, et les cartes de chaleur agrégées : sur l’ensemble des matchs contre un même adversaire, ou contre tous les adversaires partageant une étiquette, où marquez-vous — et où vous marque-t-on ?
En escrime s’ajoute une statistique de plus, gratuite dans tous les forfaits : les assauts qui vont jusqu’à la minute de mort subite, séparés selon que la priorité était de votre côté ou de celui d’en face. C’est une lecture directe de votre capacité à conclure les assauts les plus serrés d’une saison — ou de votre dépendance au tirage au sort.
Chaque chiffre de cet écran est calculé à partir des matchs que vous avez vous-même consignés, sur votre propre appareil : aucune comparaison avec d’autres athlètes, puisque l’application n’a aucun autre athlète à regarder.
Et l’analyse par IA de Pro ?
Pro lit l’ensemble de votre carnet d’adversaires pour le sport que vous pratiquez en compétition, et y cherche des motifs transversaux plutôt que de résumer un match à la fois.
Les archétypes de style regroupent les adversaires rencontrés en types reconnaissables, avec votre bilan réel face à chaque groupe et un ajustement tactique. C’est l’analyse qui répond le plus directement à la question de fond : quel genre d’adversaire continue de me battre, et que faudrait-il changer ?
L’analyse de l’évolution fait le même travail dans le temps : ce qui a changé sur la dernière saison, ce qui n’a pas bougé, chaque constat s’appuyant sur des passages datés de votre propre journal plutôt que sur une affirmation en l’air.


L’identification des points faibles procède adversaire par adversaire et examine autant ce qui réussit régulièrement que ce qui échoue toujours : vos victoires y passent au même crible que vos défaites.
Les analyses de match approfondies déploient une seule rencontre en plusieurs centaines de mots de raisonnement, tandis que les thèmes du journal d’entraînement relisent vos dernières séances pour faire remonter ce que vous vous répétez sans le voir.
La fonction qui servira le plus souvent, c’est sans doute le brief d’avant-compétition : une lecture courte pour les minutes qui précèdent l’entrée en piste, avec une ligne par adversaire probable, les thèmes qui en relient plusieurs, et un unique rappel pour vous-même.
Deux réserves pèsent plus lourd que n’importe laquelle de ces fonctions. D’abord, tout sort de vos propres notes et de rien d’autre. Ensuite — la documentation l’énonce sans détour — un corpus trop mince donne un refus, pas une conclusion inventée.
Les statistiques affichent la même prudence : le taux de victoire selon la préparation reste masqué tant que les deux côtés du partage n’atteignent pas dix matchs, et ailleurs chaque chiffre est accompagné de l’échantillon dont il est tiré.
L’IA, elle, reste du côté de l’analyse : elle n’écrit jamais votre plan d’entraînement et ne distribue aucun conseil d’entraîneur générique. Chaque fonction affiche un plafond mensuel visible, et les analyses sauvegardées rejoignent votre propre stockage, où elles restent lisibles même après une résiliation.
Un détail commercial pèse dans la balance avant de payer : ni essai gratuit ni remboursement, la position de l’entreprise étant que la version gratuite tient lieu d’essai. Or c’est précisément l’analyse par IA qui justifie de payer — le premier mois de Pro s’achète donc sur parole.
Jusqu’où va réellement la confidentialité ?
Des notes d’adversaires sont par nature sans filtre : votre regard brut sur des personnes réelles, nommées, que vous recroiserez en compétition. La parade tient à la structure même du produit : vos contenus sont écrits sur un stockage qui vous appartient déjà, et les serveurs de l’entreprise ne conservent que les données de connexion, l’état de l’abonnement et un squelette d’identifiants et de dates, vide de tout contenu.
La confidentialité tient ici à la structure, non à une promesse : l’entreprise ne peut pas lire des notes qu’elle ne stocke jamais.
Encore faut-il regarder les réserves en face — la page de l’éditeur consacrée à la confidentialité les détaille d’ailleurs elle-même. En mode standard, vos fichiers reposent sur votre espace cloud comme n’importe quels autres : Google, Dropbox ou Apple pourraient techniquement les lire.
Le chiffrement de bout en bout, facultatif, scelle vos notes écrites en AES-256-GCM sur votre appareil avant l’envoi ; votre hébergeur ne détient alors que du texte chiffré. Les photos et les vidéos n’en bénéficient pas — elles restent des fichiers ordinaires sur votre espace, dans les deux modes.
Ces compromis sont ceux de toute architecture de ce type, comme l’explique notre guide sur la confidentialité des applications de journal. Le chiffrement se choisit, il n’est pas activé d’office — certaines applications de journal chiffrent par défaut — et perdre à la fois le mot de passe et le code de récupération à usage unique rend les notes irrécupérables, pour vous comme pour quiconque.
Les fonctions d’IA ont leur propre frontière, qu’il vaut mieux connaître. Rien ne quitte votre stockage tant que vous n’appuyez pas sur un bouton d’IA ; à ce moment-là, les notes concernées sont envoyées à un service d’IA externe qui les traite — une étape qui sort du modèle où tout reste chez vous.
Un réglage permet de couper l’IA entièrement. Tant qu’elle reste inutilisée ou désactivée, aucun contenu de note ne quitte vos appareils et votre stockage — et les athlètes qui considèrent leurs notes d’adversaires comme sensibles sur le plan sportif y trouveront sans doute leur compte.
Avant de poursuivre
Si le modèle du stockage qui vous appartient vous intéresse au-delà du sport, ces deux articles l’examinent en profondeur :
Les limites d’OpponentBook
Une niche, et c’est voulu. Seize sports individuels, aucun sport collectif, aucune ambition de devenir un journal généraliste. Pour tenir à la fois un journal de vie et des notes de match, il faudra deux applications.
Un produit jeune, pas encore complet. Lancé en 2026, OpponentBook n’existe pour l’instant qu’en application web, les versions natives iOS et Android étant toujours en chantier. Aucun long passé sur lequel le juger — et impossible de savoir aujourd’hui comment le produit sera entretenu dans la durée.
Aucun essai des forfaits payants. L’analyse transversale de Pro ne se teste pas avant d’en payer un mois, et les remboursements sont explicitement exclus.
Un code fermé. Le code d’OpponentBook est propriétaire : l’implémentation du chiffrement ne peut pas être inspectée de manière indépendante. L’architecture limite ce que l’entreprise pourrait voir, mais vous faites confiance à l’implémentation, sans audit tiers publié.
Le partage passe par des fichiers. Ni compte partagé avec l’entraîneur, ni vue d’équipe : on envoie un PDF, un fichier Word, un fichier de plan ou un fichier d’agenda. C’est praticable, et respectueux de la vie privée par construction, mais chaque mise à jour suppose d’envoyer un nouveau fichier.
L’IA fait sortir vos notes de votre stockage. Les fonctions facultatives d’IA envoient les notes concernées à un service externe qui les traite. Si c’est une ligne que vous refusez de franchir, elles resteront désactivées — et une grande partie de la valeur des forfaits payants s’évapore avec elles.
À qui le recommander, à qui le déconseiller ?
À recommander : aux compétitrices et compétiteurs des seize sports pris en charge — escrime, lutte, boxe, sports de raquette — qui affrontent les mêmes noms saison après saison, griffonnent déjà des notes d’adversaires dans une application de notes ou un carnet papier, et qui veulent les retrouver organisées, synchronisées, exportables et privées — sans rien payer.
À éviter : si vous pratiquez un sport collectif, cherchez un journal pour la vie quotidienne plutôt que pour la compétition, exigez un chiffrement audité ou au code ouvert, voulez une application mobile native dès aujourd’hui, ou attendez des analyses de charge d’entraînement reliées à une montre connectée — OpponentBook a délibérément choisi de ne rien construire de tout cela.
Verdict
En résumé
OpponentBook fait une chose précise — un carnet privé et structuré sur chacun de vos adversaires — qu’aucune application de journal généraliste couverte sur ce site ne tente, et il en offre le cœur gratuitement, sur un stockage qui vous appartient. Cela suffit à le recommander aux athlètes en compétition — sous réserve de sa jeunesse, de son code fermé et de ses applications natives encore absentes.
Le marché du journal regorge d’applications généralistes et n’offre presque rien à l’athlète qui veut se souvenir de la manière dont tel gaucher l’a battu en février. OpponentBook comble ce vide avec retenue : pas de mécaniques de jeu, un modèle de stockage qui tient le contenu des notes hors de portée de l’entreprise, des statistiques qui reconnaissent quand l’échantillon est trop maigre.
L’analyse par IA vaut-elle 19,99 $US par mois ? Tout dépend du rythme de vos compétitions et du volume de vos notes. La version gratuite ne demande rien : la question peut attendre qu’une saison entière soit couchée par écrit.
Questions fréquentes
OpponentBook est-il gratuit ?
Oui. La version gratuite constitue le journal complet : adversaires, matchs, entrées d’entraînement, photos et vidéos illimités, synchronisation entre appareils et export PDF ou Word, sans limite de durée. Les forfaits payants ajoutent des statistiques, des plans d’entraînement et une analyse par IA, pas de la capacité.
Combien coûte OpponentBook ?
Premium coûte 9,99 dollars US par mois, Pro 19,99 et Max 39,99. Les forfaits annuels reviennent à 99, 199 et 399 dollars US, soit environ 17 % de moins. Il n’existe ni essai gratuit ni remboursement : mieux vaut éprouver la version gratuite à fond avant de payer.
OpponentBook peut-il lire vos notes ?
Pas en usage normal. Les notes sont écrites sur votre propre Google Drive, Dropbox ou iCloud ; les serveurs de l’entreprise ne conservent que les données de connexion, l’état de l’abonnement et un squelette d’identifiants et de dates, vide de tout contenu. Si vous utilisez les fonctions d’IA facultatives, les notes concernées sont envoyées à un service d’IA externe qui les traite.
Quels sports OpponentBook couvre-t-il ?
Seize sports individuels — avec une profondeur qui varie selon le sport : escrime, tennis, tennis de table, badminton, padel, squash, judo, BJJ, lutte, kendo, boxe, MMA, taekwondo, karaté, kyokushin et ju-jitsu. Les sports collectifs restent volontairement hors du champ de l’application.
Quel lien entre OpponentBook et OwnJournal ?
Ce sont deux applications différentes, construites sur le même principe : le stockage vous appartient. OwnJournal est un journal généraliste au code source ouvert ; OpponentBook, au code fermé, est conçu spécifiquement autour des adversaires, des matchs et de l’entraînement.
OpponentBook fonctionne-t-il sur iPhone et Android ?
Dans le navigateur, oui. OpponentBook s’utilise comme application web sur ordinateur comme sur téléphone, fonctionne hors ligne et se synchronise via votre propre stockage en ligne. Les applications natives iOS et Android sont en développement, mais absentes des boutiques d’applications en août 2026 ; les abonnements s’achètent sur le site de l’éditeur.
Tester l’habitude avant l’application
Nul besoin d’OpponentBook pour savoir si le journal d’adversaires vous convient — une seule page honnête suffit. Et si l’écriture réflexive est un terrain nouveau pour vous, notre guide pour commencer un journal pose les bases.
Dès ce soir, ouvrez l’application de notes déjà installée sur votre téléphone, écrivez le nom du dernier adversaire qui vous a battu, puis répondez à trois questions : qu’est-ce qui a fonctionné, qu’est-ce qui a échoué, qu’essaierez-vous la prochaine fois ? Si le réflexe revient de lui-même après vos trois prochains matchs, l’habitude est prise — et la version gratuite d’OpponentBook lui offrira un port d’attache naturel.